Coulisses
·1er septembre 2026
Une journée sur un concours, côté objectif

On imagine souvent le photographe qui débarque, mitraille, et repart. En vrai, une bonne journée de concours se joue surtout dans la préparation. Voici à quoi ressemble la mienne.
Arriver tôt, prendre ses repères
J'arrive toujours en avance. Le temps de trouver un coin pour poser mon matériel, de sentir l'ambiance du lieu, et de repérer les zones où je pourrai me placer selon la lumière.
Étudier le parcours
Avant chaque épreuve, je vais observer le parcours. C'est un réflexe essentiel : ça me dit où me positionner et quels obstacles donneront les plus belles images — celui qui prend bien la lumière, l'angle où le cheval sera le plus expressif, le moment de suspension au-dessus de la barre.
Guetter l'instant
Pendant l'épreuve, tout se joue à l'anticipation. Je me poste, je suis le couple des yeux, et j'attends : l'élan avant l'obstacle, la concentration du cavalier, cette fraction de seconde où tout est suspendu. C'est là que se cachent les images qui racontent vraiment quelque chose.
Trier, encore et encore
Dès que j'ai un moment de calme entre deux épreuves, je commence déjà à trier. Repérer les meilleures prises à chaud me fait gagner un temps fou au retour, et me permet de livrer vite — ce que les cavaliers apprécient toujours.
Au fond, le plus beau cliché se prépare bien avant de déclencher. Un concours, pour moi, c'est autant une histoire de patience et d'observation que de rapidité.
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